Yokohama est peu susceptible de participer à l’appel d’offres pour les deux licences de casinos intégrés (IR) restantes au Japon en 2027, rapporte Casino.org. La raison est simple : aucun des sept candidats à la mairie de Yokohama ne soutient le développement d’un tel complexe. Cette position unanime des prétendants au poste de maire, en vue de l’élection spéciale prévue le 18 octobre, écarte pratiquement la ville de la course pour la prochaine fenêtre de candidature, qui s’étendra de mai à novembre 2027.
La ville de Yokohama, deuxième agglomération la plus peuplée du Japon derrière Tokyo et située à environ 20 miles au sud de la capitale, est considérée comme un acteur clé pour le succès du deuxième appel d’offres IR. Son exclusion potentielle rebat les cartes sur le marché japonais du jeu de hasard régulé.
Le profil politique des candidats explique cette opposition collective. Takeharu Yamanaka, l’ancien maire, a démissionné en septembre et tente de récupérer son poste. Il avait déjà retiré la candidature IR de Yokohama lorsqu’il a pris ses fonctions en 2021, un revirement qui a marqué la politique locale de l’époque.
Les autres candidats affichent des positions similaires, souvent motivées par des préoccupations sociales ou économiques locales :
Le Japon a autorisé jusqu’à trois destinations IR en 2018. À ce jour, seule une licence a été accordée. MGM Resorts est co-développeur du projet MGM Osaka, situé sur l’île de Yumeshima. Ce complexe intégré représente un investissement de 1,51 billion de yens (environ 9,5 milliards de dollars US).
Pour la deuxième fenêtre d’appel d’offres, qui reste ouverte de mai à novembre 2027, seules Bally’s Corporation et Galaxy Entertainment Group ont exprimé un intérêt officiel. D’autres acteurs majeurs du secteur mondial, tels que Las Vegas Sands, Wynn Resorts, Caesars Entertainment, Genting et Melco Resorts, sont cités comme des candidats potentiels, mais n’ont pas encore formellement confirmé leur participation pour cette seconde vague.
L’absence de Yokohama force les opérateurs et les autorités à se concentrer sur d’autres localités ou à réévaluer leurs stratégies d’implantation au sein de la préfecture de Kanagawa et au-delà. Le marché japonais des casinos intégrés reste sous la supervision stricte du gouvernement, qui n’a pas encore confirmé de nouvelles localisations officielles pour les deux licences restantes.
